Q U I S E C A C H E D E R R I È R E V É N U S ?
Q U I S E C A C H E D E R R I È R E V É N U S ?
Je m’appelle Laetitia Gadan et je développe sous le nom de Vénus une pratique du collage et du photomontage centrée sur les notions d’écologie, d’identités, de mémoire et de lien entre humain et vivant.
Ma vie d’artiste commence au début des années 2000 sur les bancs de la Sorbonne Nouvelle, où, cinéphile avertie, je me forme en Cinéma et Audiovisuel.
Pendant une dizaine d’années, je travaille dans le secteur — écriture, réalisation, vidéo, montage — à construire des récits et à assembler des images. Le montage devient un geste fondateur dans ma manière de penser la création.
Mon parcours me conduit ensuite à New York où ma caméra côtoie les petites galeries du Lower East Side et les showrooms de Chelsea. Cette immersion marque un tournant décisif : j’y expérimente librement d’autres formes visuelles.
Des vidéos expérimentales, je migre progressivement vers l’image fixe. Le collage s’impose alors comme mon langage principal, dans la continuité naturelle du montage : une nouvelle façon de mettre en scène et de recomposer le réel, d’assembler des fragments d’archives, d’architectures, de végétaux ou de figures humaines pour révéler des récits invisibles.
L'art comme moyen
De retour en France, je crée un compte Instagram pour parler d’écologie et de bienveillance envers les animaux à travers mes collages. Mes oreilles souvent remplies de vieux vinyles, le nom de Vénus me vient spontanément en écho à la chanson Venus in Furs du Velvet Underground.
Des premières commandes, en accord avec mes engagements, arrivent rapidement. Cette technique encore peu répandue à l’époque, associée à un style mêlant esthétique vintage et regard contemporain, semble alors trouver naturellement sa place.
Quelques années plus tard, je concrétise un projet déterminant : la publication de mon premier ouvrage illustré, Nous ne l’emporterons pas au paradis (Éditions Les Traceuses), une réflexion très personnelle sur le rapport que les humains entretiennent avec la nature.
Les 44 collages originaux du livre sont exposés dans le Finistère puis à Paris. L’année suivante, je présente une exposition personnelle autour du printemps, We want flowers!.
Depuis, je développe un travail exposé en galeries et réalise des commandes institutionnelles et culturelles, notamment des affiches patrimoniales et engagées. M’affairant à toujours mettre du sens dans ce que je crée.
Parallèlement, je mène des actions de médiation en milieu scolaire afin de favoriser l’accès à l’art dans des territoires peu dotés en structures culturelles.
photo par Romain Osi